Quoi de neuf, docteur 2…

Publié le par WENS

Je vous causais l’autre jour de mon médecin de famille qui avait disparu, figurez vous que cette fois, c’est pas pour du rire, mon dentiste est mort.
Ça va vraiment mal depuis que le raccourci de la croissance est au pouvoir, plus une victoire de nos équipes nationales, un temps pourri tout l’été, Raymond Barre qui…Je n’insiste pas, vous êtes en train d’allumer votre petite bougie rigoriste.
Et maintenant, doit-on y voir un signe, la faillite de mon système médical !
Bon, je ne vais pas vous raconter ma vie buccale, mais disons qu’il a fallu me faire arracher toutes les dents parce que je devenais dangereux,( c’était ça ou une muselière !)
J’avais trouvé dans ma cambrousse un dentiste qui était impeccable, délicat, précis, ne sentant pas trop sous les bras et avec une assistante dont le décolleté généreux offrait une alternative vallonnée à la vue du plafond.
Quand je suis allongé sur le fauteuil du dentiste, j’ai toujours l’impression que ce type veut me faire avouer quelque chose, mais rassurez-vous, je n’ai pas parlé. J’ai le chic pour tomber sur des bavards qui après m’avoir bourré la bouche de coton, de doigts et de divers instruments, engagent une conversation à laquelle je ne peux répondre que par des grognements ou en clignant des yeux.
 Ces gars-là, c’est leur façon de rigoler, ils ont un autre truc très marrant aussi, c’est de t’endormir la mâchoire jusqu’aux oreilles et ensuite de te poser plein de questions. Ils se fendent la poire en écoutant tes réponses agiles de mongolien dégustant une pomme de terre.
Plus tu fais des études longues, plus ton sens de l’humour est proche de celui du docteur Mengele !
Toujours est-il, que c’est pas de la blague, mon bon vieux dentiste est mort, comme tout un chacun, d’un cancer.
C’est comme ça, que je me suis retrouvé hier devant un jeune mec que j’ai d’abord pris pour le livreur de pizza.
Considérant que l’avaleur n’attend pas le nombre des années et toutes ces sortes de conneries destinées à remplacer les vieilles branches expérimentées par de jeunes pousses incompétentes, j’ai accepté qu’il se fasse la main sur mes caries, étant donné que ce brave garçon ne va pas tomber tous les jours sur un dur de dur, un vrai, un tatoué, en comparaison duquel Jean Valgean est une chochotte.
Finalement, j’ai eu beau lui faire mon petit numéro habituel avec le tisonnier, il a fait comme ses confrères, il m’a anesthésié le groin pour qu’on puisse discuter.
Et là, patatras, le zigue se révèle être un amateur de BD très pointu !
De BD underground, ce qui est plus inquiétant.
C’est le premier que je rencontre, dans le Gers, avec qui je vais pouvoir parler de bande dessinée indépendante et il va falloir que je le fasse avec ses doigts dans ma bouche, avouez que c’est vraiment pas de bol !


 «  Si la croissance est molle, nous allons la durcir »
Christine Lagarde sur France Culture le 13 septembre 2007
Malheureusement, c’était à la fin de l’émission et personne n’a eu le temps de lui demander comment qu’on s’y prend pour faire durcir la croissance quand elle est molle

Publié dans blog.captain.arobase

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