Suite à la NofzeW 148...

Publié le par WENS


Dans le même ordre d’idées, mais mieux torché et sans la pléthore de fautes d’accord, ( bon, on a qu’à dire que c’est un jeu pour les maniaques de l’orthographe, parce que j’écris ça très vite et je devrais faire plus attention, mais c’est trop tard ! ), voici un texte de l’un d’entre vous, ( mes chers “ initiés “ ), qui cause aussi de notre petit Mickey de président !
Je ne peux  pas dire le nom de “ l’initié”, car il occupe de hautes fonctions dans un grand groupe de presse !
( ça me rappelle la fois où j’avais dit dans un “Wens du jour” que la fille Villepin s’était abonnée pour recevoir mes conneries...Il y en a quand même eu un pour me demander si c’était vrai ! )
Et alors, qu’est-ce que vous croyez, j’ai des relations moi aussi !


T'ES PAS SEUL, ISAAC!

Vous avez sans doute remarqué que je suis de moins en moins assidu à
mon journal. Pourtant toutes les dérives de la pratique républicaine
que je dénonce depuis des années sont à l'¦uvre depuis l'élection de
Sarkozy. Je devrais m'en donner à c¦ur joie. Mais non, je ne parviens
pas à m'intéresser à cette décomposition. J'écris depuis des années que
tout cela finira dans le chaos ou la révolution. Finalement, j'ai bien
peur que nous n'ayons droit qu'à une pantalonnade.

On croyait suivre une tragédie. On assiste à une comédie. On pensait
être dans une pièce de Corneille, on se découvre spectateur d'un
mauvais Feydau. Et encore, on dirait surtout du Marc Camelotti....
Depuis des mois, les commentateurs les plus offensifs dénoncent en
Sarkozy un petit César, un nouveau Bonaparte. J'étais le premier à
m'interroger sur le cheminement de l'homme providentiel et de sa
rencontre avec le destin de notre pays. Au-delà des intérêts partisans
et des clivages traditionnels, le dynamisme affiché du président 
pouvait nous conduire à nous demander si les rangs gaullistes n'avaient
pas à nouveau engendré un nouveau héros capable de dire non. Non au
déclin, non à certaines idées reçus sur  le gouvernement de l'Etat.
Helas, nous sommes dans Ouioui.  "Ouioui au pays des jouets"...

Car que penser d'autres suite à la séance de pose organisée avec Carla
Bruni dont les photos vont s'étaler cette semaine dans nos journaux ?
Et dans quel lieu symbolique ces photos ? A Disneyland ! devant la
parade de Mickey !... On se pince, on croit rêver !... Imagine-t-on le
général de Gaulle en son temps, affichant une idylle avec Sophia Loren
en posant avec les danseuses des Folies Bergère ?... Eh bien, oui
Sarkozy ose. C'est moins glamour que les Bluebell girls et c'est
beaucoup plus grotesque. On pourrait y voir seulement une opération de
communication ratée. Non c'est l'aboutissement d'un rêve. Celui d'un
petit garçon qui voulait prendre sa revanche sur la vie et qui veut
nous montrer ses jouets. OuiOui au pays des jouets. "Regardez mon
bureau de président, admirez mon beau stylo, contemplez ma maîtresse,
elle est belle et je collectionne les mannequins , ma vie est un conte
de fées, j'ai tout réussi..."

Avec sa frénésie de rupture, Sarkozy remet en cause toutes les valeurs.
l'Etat, la nation, l'argent, le travail. C'est le grand chambardement.
Lui-même s'y perd et ne sait plus où il en est. Cette place de
président qu'il a tant convoité il est prêt à la sacrifier sur l'autel
de son égo. J'exhibe mes jouets, je casse mes jouets. Car que
restera-t-il d'une république où le président choisit de se faire
photographier avec sa copine devant Mickey comme une caissière de
Carrefour qui a économisé deux mois pour s'offrir l'entrée de
Disneyland ?...

Les commentateurs les plus intelligents s'échangent les arguments les
plus pertinents pour savoir si Sarkozy est libéral ou étatiste.
Atlantiste ou national. Souverainiste ou libre-échangiste... Personne
n'a encore trouvé de réponse définitive. Parce qu'il n'y en a pas.
Sarkozy n'est rien de tout cela. Ne cherchez pas la politique étrangère
du président, il n'y en a pas. Ne discutez pas de sa vision économique,
elle n'existe pas. Il n'y a qu'un enfant qui découvre que la vie peut
lui réussir. On attendait  les signes qui pouvaient contrarier son
destin  ;  les couacs dans la voie de son ambition. Rien de cela mais
un conte pour enfant qui tourne au vaudeville. On scrutait les
poignards dans l'ombre, on ne découvrira que des caleçons dans le
placard.

Le 2 décembre est pour tous les bonapartistes une date repère où
convergent l'ambition de l'homme providentiel et le destin d'une
nation. Le 15 décembre, jour où le président osa poser avec sa
maîtresse et Mickey,  restera pour tous les français une révélation :
l'instauration d'un régime présidentiel où le président a complètement
démonétisé sa fonction ; où le président avoue "je suis un crétin, mais
un crétin heureux"...

Autant dire que depuis samedi la France n'est plus gouvernée. Le pire
est maintenant certain...





Publié dans blog.captain.arobase

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