Y a t-il des autruches en Autriche ?...

Publié le par WENS

Oui, sûrement, et même des autruches riches  !
( C’est sûr qu'à force de s’obstiner à ne vouloir parler de rien, on fini par dire n’importe quoi. )
Toujours rien à signaler, soyez tranquille, je vous préviendrai !
 Le pays joue à “Jacques Attali à dit”, Voldemor trimbale ses tics nerveux aux Indes, un Français perd en finale : le train train habituel !
Ah oui, il y a aussi une banque qui a perdu des sous, mais c’est pas grave, il lui en reste encore.
Dimanche, plutôt que d’être à Angoulême, comme n’importe quel crétin de dessinateur de BD qui veut avoir l’impression d’exister, je suis allé me promener dans les bois.
 Avec ma fille, on a trouvé un mur, qu’on est sûr qu’il y a un passage secret derrière, ( comme dans Zorro ! ).
Dupuy et Berberian grand prix de la ville d’Angoulême, je viens de recevoir mail publicitaire qui m’apprend la nouvelle, on finit toujours par être au courant de tout, même quand on s’en tape !
Pour le passage secret, ma fille veut qu’on revienne avec des pioches pour le démolir et trouver le repère où il y a  Tornado, le cheval tout noir de Zorro...
Chaque fois que je suis allé à Angoulême, j’ai eu envie de vomir ! s’il y a bien un truc qui peut me vacciner contre l’idée de faire  le métier de dessinateur, c’est bien ce médiocre simulacre de festival de Cannes de la BD.
Cette année, j’ai appris que le festival, a relégué les indépendants dans une “ bulle”  spécial ghetto à l’écart des bons gros éditeurs. Pour ceux qui ne s’intéressent pas au petit monde de la BD, les “ bulles”, c’est des grandes tentes genre foire expo où une marée de débiles mentaux fétichistes, vont s’entasser pendant 48 heures dans l’espoir d’en ressortir avec un crobard mal foutu sur la page de garde d’albums, la plupart du temps sans intérêts et dont les pages se décolleront probablement avant que, malgré tous les soins dignes de ceux prodigués par  Florence Nightingale aux chevets des mourants par ces collectionneurs introvertis, leurs acquisitions n’aient  pris la moindre valeur.
Les indépendants, les petits éditeurs, qui sont désormais relégués dans une marge dont ils n’auraient jamais dû avoir l’audace d’imaginer pouvoir s’extraire pour “ faire comme les gros”, continueront néanmoins à courir chaque année faire la génuflexion à la grand’messe du neuvième Art, ( en faisant la tronche sur leurs stands d’incompris du grand public ), dans le but, probablement, d’obtenir un prix spécial du meilleur massicot, ou à défaut, de pouvoir dire en revenant qu’il y étaient.
Un peu de moelle de leur part, pour ne pas dire de couilles, consisterait une fois pour toute à envoyer chier ce Barnum supermarché où on se caille les miches en janvier, pour ne pas cautionner cette tentative mercantile d’institutionnalisation d’un Art modeste, dont la grandeur était justement d’être dans la marge, d’être iconoclaste et sans prétention.
Le prix bobo-parisien de la ville d’Angoulême à été décerné, bravo et félicitations au heureux  lauréats pour leur nouveau hochet.

Il est bien évident j’espère que ces propos sont ceux d’un auteur médiocre, jaloux et certainement affamé et je peux vous garantir que le jour où la belle ville d’Angoulême fera une rétrospective de mon oeuvre, avec des expos en 3D  un prix spécial du jury  et un bisou de Michel Édouard Leclerc, je renierai ces positions radicales pour dire tout le bien que je pense de ce fabuleux festival dans un cadre enchanteur et si bien organisé par de merveilleux organisateurs !

Je ne connais pas personnellement Philippe Dupuy et Charles Berberian, mais je suis certain que ce sont de braves types et je ne peux que vous conseiller de lire leurs livres car ils ont du talent !
( À lire particulièrement si vous voulez en savoir plus sur eux et sur leur métier : “ Le journal d’un album” édité à l’Association. )
On peut aussi les retrouver  dans le magazine CARGO-zone dont le numéro 4 vient de sortir et qu’il faut soutenir car nous avons besoin de VRAIS journaux de BD, ( en plus on passe un bon moment à le lire ! )

Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais plus mis les pieds dans le plat de petits miquets, ( qui jadis, n’avaient pas peur des gros, c’était le bon temps !... )



Publié dans blog.captain.arobase

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